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Retraite au Portugal

Et pourquoi ne pas prendre sa retraite au Portugal?

Ces dernières années les retraités européens qui s’installent au Portugal ont été de plus en plus nombreux. Ils souhaitent, bien sûr, profiter des avantages offerts par l’environnement du pays (voir “Vivre au Portugal”) mais également d’un contexte fiscal très attractif et de l’existence d’un bon système de santé.

 

La fiscalité des retraites

Depuis le 1.1.2013, les retraités européens s’installant au Portugal peuvent être exonérés de tout impôt portugais sur le revenu prélevé sur leurs pensions de retraite et sur les revenus de leurs portefeuilles boursiers de source étrangère, dits revenus passifs, pendant 10 ans sous réserve d’avoir obtenu la qualité de Résident Non Habituel (RNH). La plupart des conventions fiscales en vue d’éviter les doubles impositions (CDI) signées par le Portugal et les pays européens précise que “les pensions et autres rémunérations similaires, versées à un résident d’un Etat contractant au titre d’un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat”, ici le Portugal (article 18 de la convention du 26.9.74 conclue avec la Suisse ; article 19 de la convention du 14.1.71 conclue avec la France etc…).

Seul bémol, les CDI excluent  les pensions des fonctionnaires du champ d’application de cette disposition (respectivement articles 19 et 20 des conventions précitées).

Comme le Portugal a décidé de ne pas imposer les revenus étrangers des RNH, les retraités européens RNH du secteur privé peuvent ne pas y payer d’impôt sur leurs pensions pendant 10 ans.

Selon la loi portugaise en vigueur, à l’échéance du délai dix ans l’ancien RNH qui reste domicilié au Portugal verra ses revenus imposés selon le barème ordinaire portugais très progressif atteignant un taux maximal pouvant dépasser 56% (pour des revenus supérieurs à EUR 250.000-, certes).

Les administrations fiscales de plusieurs pays européens estiment que les CDI n’ont pas été signées pour être utilisées par d’habiles contribuables comme des “CDNI” (Conventions de Non Double Imposition)! Elles chercheront donc peut-être à requalifier en contribuables “nationaux” de leur ressort certains contribuables les ayant quittées, sans tenir aucun compte de leur affirmation d’être bien devenus des contribuables portugais.

Pour prévenir cette situation, il convient d’envisager de payer quelque impôt sur le revenu (boursier, par exemple) dans votre nouveau pays de domicile.

N’hésitez pas à vous faire conseiller en la matière, avant que l’administration de votre ancien pays de domicile ne se saisisse de votre dossier, plutôt qu’après.

 

Les services de santé au Portugal

Les retraités sont souvent de grands utilisateurs des services de santé. Au Portugal ils se composent d’un secteur public, accessible à tous les résidents du pays, après inscription préalable, et à faible coût (prix de consultation d’un généraliste : EUR 4,50 le 1.1.17) mais parfois sujet à délai et attente longs, et d’un secteur totalement privé, sans aucune notion de “convention” à la française, de bon niveau mais cher. De nombreuses compagnies d’assurance portugaises proposent des assurances santé, parfois au premier euro, aux primes élevées couvrant tout ou partie des coûts de santé du secteur privé, et des cartes de santé  permettant de réduire sensiblement les frais demandés par les services médicaux et hospitaliers privés. Des clubs, comme l’ACP, et même de grandes chaines de distribution proposent également des cartes de santé.